Bieles, les favoris de la rédaction (#2)

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Belvaux accueille ce week-end les Championnats du monde de cyclo-cross, l’occasion pour la rédaction de Labourés Magazine d’établir une liste non exhaustive et surtout peu objective des différents favoris et donc champions du monde. Espoirs et Élite Hommes sont l’objet de ce second volet (subjectif). Photos : Labourés Magazine.

 

Nos favoris de la compétition Espoirs

Geoffrey : Eli Iserbyt

Après un début de saison difficile, et quelques désillusions légitimes, le champion du monde en titre est de plus en plus performant sur les épreuves auxquelles il prend part. Il est dernièrement revenu à son meilleur niveau avec sa première victoire de la saison dans un cyclo-cross international à Fuiggi, s’offrant le luxe de devancer Gioele Bertolini, pourtant à domicile. Même s’il a tout à perdre aujourd’hui, nul doute qu’il saura faire étalage de son jeune talent pour dominer le plateau hétéroclite proposé, lui qui est déjà, un habitué des grands rendez-vous.

 

Sébastien : Simon Andreassen

Champion du Danemark Élite Hommes, Simon Andreassen se présente de nouveau comme outsider au départ des Championnats du monde. Douzième la saison passée à Zolder, le champion du monde Juniors 2014 se démarque toujours en VTT et en cyclo-cross, particulièrement remarqué dès sa deuxième saison chez les espoirs : dixième à Zolder, septième à Hoogerheide en finale de la Coupe du monde. Souvent malchanceux, Simon Andreassen a continuellement associé les labourés à divers entraînements et préparations effectués à Majorque. Le Danois va vous surprendre.

 

Bastien : Clément Russo

Ce titre Espoir devrait être largement disputé entre Joris Nieuwenhuis et Clément Russo, certains des deux acteurs principaux de la saison U23. Cinquième l’an passé à Zolder, Clément connaît la musique pour être présent lors des grands rendez-vous, toujours placé, toujours actif mais rarement récompensé à l’image des derniers Championnats de France. Pour sa dernière saison dans la catégorie et, probablement la dernière course de sa saison de cycl-ocross, Russo aura à coeur de marquer les esprits une nouvelle fois. Un titre de champion du monde serait la meilleure manière d’y arriver.

 
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Nos favoris de la compétition Élite Hommes

Geoffrey : Mathieu van der Poel

Comment Mathieu van der Poel peut il perdre les Championnats du monde ? Une saison presque parfaite, de multiples victoires dans tous les challenges, un circuit tracé par Adrie, tout est réuni. Les quelques écueils rencontrés cette saison l’ont été pour des raisons non significatives : une grosse chute ou encore un jour sans ont été bien gérés par Van der Poel. Il paraît être paradoxal de dire cela mais ce pourrait être le titre de la maturité, un état de forme bien géré, tout est réuni pour voir le coureur néerlandais décrocher son deuxième maillot arc-en-ciel… en trois tentatives.

 

Sébastien : Wout van Aert

Wout van Aert est indissociable du maillot arc-en-ciel. La démonstration proposée la saison passée à Zolder pourrait bel et bien se reproduire ce dimanche à Bieles, en conclusion d’une saison où une nouvelle fois le crossman flamand a impressionné la planète cyclo-cross. Les succès se sont multipliés, les démonstrations tant physiques que techniques également : encore à Ostende à l’occasion des Championnats de Belgique ou Fiuggi en Coupe du monde. Certes, il devra rivaliser avec l’armada néerlandaise, d’autres flamands et bien évidemment Mathieu van der Poel.

 

Bastien : Lars van der Haar

Lars marche sur l’eau ce mois-ci, fort de deux victoires à Rucphen et Hoogerheide. Cette forme impeccable à l’approche des Mondiaux était plus que prévisible. Ayant repris sa saison début janvier après une longue blessure, il a été confronté à une forme en constante progression pendant que Van Aert et Van der Poel voyaient leur suprématie discutée. Lars a su profiter de ses moments, porté par la dynamique de sa toute nouvelle équipe – Telenet Fidea Lions – et son manager Sven Nys. Par le passé, il a toujours montré qu’il était le seul coureur capable de tenir tête aux deux cadors des labourés.

Sébastien De Cock